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Conférence-débat du Dr Said Sadi à Montréal, le 12/11/2011

Posté par rcd canada le 7 décembre 2011

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1ère partie

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2ème partie

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3ème partie

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Conférence-débat du Dr Said Sadi à Montréal, le 12/11/2011    rcd10

 

Le 4e congrès du RCD aura lieu le 8 mars 2012

La date de la tenue du 4e congrès du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) vient d’être fixée.

Cette échéance statutaire aura lieu les 8, 9 et 10 mars 2012 à la coupole du complexe olympique Mohamed Boudiaf d’Alger. C’est ce qu’a annoncé le parti dans un communiqué publié, hier, sur son site internet. «La commission nationale de préparation du congrès a fixé le calendrier organique définitif de sa préparation. En plus de la date du congrès, la commission a programmé cinq pré-congrès régionaux (Est, Ouest, Centre, Sud et émigration) pour les 16, 17 et 18 février 2012 et des assemblées électives des congressistes pour la semaine du 2 au 11 février 2012», précise le parti de Saïd Sadi.

La même commission, ajoute-t-on dans le document, a réparti les tâches entre sept sous-commissions : organiques : textes, communication, relations extérieures, émigration, logistique et finances, et la commission de validation des mandats. La présidence de ces sous-commissions est confiée, selon le même communiqué, aux membres du secrétariat national du parti. En plus de l’aspect purement organique de cette échéance qui permettra au RCD de se mettre en conformité vis-à-vis de la loi qui oblige les partis à tenir leur congrès à la fin de chaque mandat, ce rendez-vous est aussi une occasion pour définir la position de cette formation politique par rapport aux prochaines législatives.

Une question qui fera, sans nul doute, l’objet d’un large débat lors de ce congrès. Pour rappel, lors du dernier conseil national extraordinaire du parti, organisé à Alger au début du mois en cours, le RCD avait longuement débattu cette question. Les membres du conseil national ont posé, à l’issue de cette réunion, les conditions sine qua non pour une éventuelle participation aux prochaines législatives. La formation de Saïd Sadi avait réitéré son exigence concernant la présence d’une observation internationale massive et qualifiée pour suivre l’opération électorale. Il a aussi demandé la mise en place «d’un cahier des charges posant les fondamentaux démocratiques en tant que préalables non négociables s’imposant à tout compétiteur».

Le pouvoir vient de répondre à la première condition. Le président Bouteflika avait demandé, lors du dernier Conseil des ministres, au gouvernement «d’entamer sans délai les démarches pour inviter les organisations internationale, l’Union africaine, la Ligue arabe, l’OCI, l’ONU et l’Union européenne à envoyer de manière significative leurs représentants pour suivre le déroulement des prochaines législatives prévues au printemps 2012».

 

http://rcd-algerie.org/details_article.php?Rid=167&Aid=1437&titre=Cap%20sur%20le%204eme%20congr%E8s%20ordinaire

 

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 Le Dr Sadi à l’émission « semaine critique sur france 2″ le 18/02/2011

 

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Partie 1

 

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 Partie 2

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Algérie-France: le malentendu historique

Posté par rcd canada le 6 décembre 2011

Algérie-France: le malentendu historique  said-sadi-rcd_c79be9

Algérie-France: le malentendu historique 

Après avoir annoncé qu’il allait être entendu par le parlement français, le ministre algérien des affaires étrangères monte personnellement au créneau pour rassurer son monde en déclarant qu’il ne s’expliquera que devant la commission des affaires étrangères française. Ce rectificatif quant au niveau de convocation, appelons un chat un chat, n’éclaire en rien l’imbroglio diplomatique dans lequel s’est embourbé Alger. 

Pourquoi un pouvoir si sourcilleux sur la réciprocité ( visas, diplômes…) consent-il à des exercices politiques qu’il ne sollicite pas, en retour, de son partenaire français ?

Ensuite, l’exposé de M. Medelci, et c’est là que le bas blesse, ne concerne pas la coopération bilatérale mais l’avenir du peuple algérien dont on nous avait toujours seriné qu’il relevait de la souveraineté nationale.

Mais laissons de côté M. Medelci, balloté entre les convocations parisiennes et les injonctions qataries, pour nous occuper de la partie française.

Le satisfecit délivré par le ministre de l’intérieur français à son homologue algérien sur la profondeur et la portée des réformes engagées par le pouvoir algérien fait écho aux félicitations, les seules dans le monde, envoyées par le président Sarkozy à Abdelaziz Bouteflika en 2009 pour saluer sa victoire dans le scrutin le plus folklorique de la vie électorale algérienne qui ne manque pourtant pas de fantaisies en la matière. Il ne manquait à M. Guéant qu’à offrir « le savoir faire français » à son homologue algérien en cas de nouvelles manifestations pour vérifier la permanence de la politique de son gouvernement sur l’Afrique du Nord. 

Comme pour bien signifier que sur l’Algérie il y a un consensus qui transcende dogmes et générations en France, François Hollande, alors candidat à la candidature, dument corseté par une garde rapprochée moulée dans le conservatisme et le messalisme les plus archaïques, organise une visite à Alger pour « refonder les relations algéro-françaises » en rendant visite à Belkhadem et…Ben Bella ! Belle rechute des socialistes français après leurs coupables égarements dans les années 90. 

Parmi les démocrates algériens, deux tendances s’affrontent pour expliquer ce cynisme partagé par la droite et la gauche. Certains mettent en avant la grande « générosité » d’Alger qui arrose alternativement droite et gauche, notamment pendant les campagnes électorales françaises ; d’autres rappellent la stratégie du containment en Algérie qui encourage ou en tout cas s’accommode volontiers d’un système incompétent, imprévisible et turbulent mais si commode à tenir en laisse quand l’essentiel est en jeu ; le projet est parti de loin quand De Gaulle avait vendu Ben Bella à la communauté internationale et…aux Algériens.

Les deux analyses peuvent être justes.

 

http://www.rcd-algerie.org/details_evenement.php?Rid=177&Aid=1088&titre=Alg%E9rie-France:%20le%20malentendu%20historique

 

 

 

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Posté par rcd canada le 5 décembre 2011

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RCD : «Les peurs et les divisions inspirent les approches politiques du système»

 

Sans complaisance, juste et perspicace, le communiqué rendu public hier par le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) fait un diagnostic exhaustif de la situation politique du pays et explique les événements qui ont marqué, ces derniers jours, l’actualité nationale.

Selon le parti de Saïd Sadi, «les deux Chambres du Parlement continuent de simuler un débat sur les avant-projets des lois portant code de l’information, intégration des femmes dans les instances élues, partis politiques et associations dans une partition réglée d’avance».
Pour lui, c’est «une répartition des rôles entre un Exécutif contraint à proposer des réformes politiques, des ‘élus’ de la majorité instruits pour en réduire la portée et des parlementaires zélés quémandant – une première dans les annales d’un pouvoir législatif dans le monde – l’intervention du chef de l’Etat pour légiférer par ordonnance».

Le RCD relève en effet plusieurs contradictions dans la démarche du pouvoir. «Garder en l’état un code de la famille archaïque et déplorer la faible visibilité de la femme dans la sphère politique relève du cynisme», indique-t-il, avant de préciser que «l’instauration d’un quota de 30% de femmes dans les listes de candidatures aux élections contraste avec leur pourcentage dans les centres de décision de l’Etat : 7,89% pour les ministres, 2,08% pour les walis, 2,05% pour les chefs de daïra, 2,7% pour les recteurs d’université…». «Annoncer une réforme sur la loi régissant les partis et doper des groupes notoirement connus comme débris des services spéciaux confirme, selon le parti de Saïd Sadi, la volonté de maintenir l’opacité et la corruption comme code dominant dans la conception de la vie  politique.»

Quid du code de l’information débattu cette semaine à l’APN ? «Plus fondamentalement, l’étude approfondie de ce code souligne la détermination du système à éliminer la citoyenneté dans le traitement et la gestion des affaires publiques», indique le RCD. Ayant de tout temps milité pour l’instauration d’un code de l’information qui garantisse la crédibilité de l’information, dépénalise le délit de presse et protège le journaliste dans l’exercice de ses fonctions, le parti de Saïd Sadi «condamne le statu quo, voire la régression auxquels tendent les quelques aménagements proposés dans cet avant-projet de loi». Il affirme que «les règles universelles régissant les médias en démocratie sont connues».

«Proscrire l’apologie de la violence et les discriminations ethniques, sexistes, raciales ou religieuses, assurer le droit de réponse et protéger la vie privée des personnes sont des normes qui suffisent à baliser un exercice efficient et équilibré de l’information», souligne la même source. Selon le RCD, «la pollution de la scène médiatique par l’encouragement des titres exerçant à la limite de la délinquance, réceptacles de la publicité institutionnelle, toujours sous monopole, est reconduite au détriment du segment le plus sain du monde de la presse». «La mise en place d’un conseil supérieur de l’audiovisuel indépendant, qui garantisse l’impartialité des chaînes publiques et leur respect du pluralisme, est parasitée par la création d’une autorité de régulation dont la composante est désignée et les délibérations soumises au fait du prince», dénonce le parti de Saïd Sadi, qui pense que «l’accès à l’ouverture du champ audiovisuel est hypothéqué par les ambiguïtés d’un code qui ouvre la voie à toutes les interprétations».

«L’arsenal répressif qui constitue la substance et la philosophie du code de l’information soumis au Parlement traduit, selon lui, les desseins d’un pouvoir incapable d’évolution». «Peurs, divisions et isolement inspirent et régentent les approches politiques du système, au moment où le pays attend audace, imagination et transparence», affirme le RCD, pour qui «les réformes politiques et sociales ne peuvent venir d’institutions issues des fraudes électorales».

Said Rabia

http://www.elwatan.com/actualite/rcd-les-peurs-et-les-divisions-inspirent-les-approches-politiques-du-systeme-01-12-2011-149299_109.php

 

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Le RCD condamne la bavure militaire de Tizi Ouzou

Posté par rcd canada le 5 décembre 2011

Le RCD condamne la bavure militaire de Tizi Ouzou rcd10

« A la veille de chaque échéance électorale, la Kabylie est livrée aux règlements de comptes »  

Le RCD a condamné, ce mercredi 30 novembre, la bavure militaire qui a coûté la vie hier à deux civils au village Tigoulatine, dans la commune d’Akerrou, dans la daïra d’Azeffoun, près de Tizi Ouzou. « À l’attaque meurtrière contre de paisibles citoyens d’Azazga, à l’ignoble meurtre d’une mère de famille à Fréha, s’ajoutent les derniers crimes commis à Akerrou contre de paisibles citoyens dont le seul tort était d’aimer la cueillette des champignons et de pratiquer la chasse à proximité de leur village », dénonce le RCD dans sa déclaration.
« Ces assassinats, encouragés par l’impunité, font de la Kabylie une région livrée à tous les règlements de comptes et calculs politiques. Sinon comment expliquer qu’à la veille de chaque échéance électorale, la région fait l’objet de provocation de tout genre », ajoute le bureau régional du RCD dans sa déclaration. Pour le parti, « personne n’est dupe, Toutes ces manœuvres ne font que s’ajouter aux nombreuses liquidations physiques et qui visent à vider la région de ses forces vives ». « Une nouvelle fois, le pouvoir algérien exprime sans équivoque son anti‑kabylisme récurrent à l’égard de toute la région »», ajoute le RCD.
Mardi, Rafik Haddad, âgé de 18 ans, et un sexagénaire, Mohamed Maâtob, ont été mortellement atteints par balles, tirées accidentellement par des militaires.  Une nouvelle bavure militaire qui vient s’ajouter aux deux autres commises depuis le début de l’année dans la région de Tizi Ouzou. Le 11 septembre dernier, une vieille femme avait été tuée dans une bavure commise par un soldat de la caserne de Fréha, 25 kilomètres à l’est de Tizi Ouzou. Deux mois auparavant, un homme de 42 ans avait été tué à bout portant par des militaires qui venaient de faire l’objet d’une attaque terroriste à la sortie de la ville d’Azazga. À chaque fois, ces bavures ont provoqué la colère de la population. Elles ont également suscité de nombreuses interrogations.

 

 

 

 

 

 

 

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Il estime que le texte consacre une “régression”

Posté par rcd canada le 5 décembre 2011

Il estime que le texte consacre une “régression” 11_200_150

Le RCD condamne le projet de loi sur l’information

“Peurs, divisions et isolement inspirent et régentent les approches politiques du système au moment où le pays attend audace, imagination et transparence.”

Les rangs des mécontents des réformes politiques promises par le président de la République s’amplifient. En effet, dans un communiqué au vitriol, rendu public hier, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) n’a pas lésiné sur les mots pour stigmatiser les projets de loi, particulièrement celui relatif à l’information qui traduit, à ses yeux, l’incapacité du pouvoir à l’évolution. “L’arsenal répressif qui constitue la substance et la philosophie du code de l’information soumis au Parlement traduit les desseins d’un pouvoir incapable d’évolution”, écrit le RCD.
Selon lui, une étude approfondie de ce code souligne “la détermination du système à éliminer la citoyenneté dans le traitement et la gestion des affaires publiques”. Le RCD voit même dans quelques aménagements apportés dans la nouvelle mouture “une régression”, qu’il condamne par ailleurs.
“Le RCD, qui a de tout temps milité pour l’instauration d’un code de l’information qui garantisse la crédibilité de l’information, dépénalise le délit de presse et protège le journaliste dans l’exercice de ses fonctions, condamne le statu quo, voire la régression auxquels tendent les quelques aménagements proposés dans cet avant-projet de loi.”
Rappelant les règles universelles qui régissent les médias, le RCD, un parti à l’avant-garde des luttes pour les libertés démocratiques, dont le mérite a été d’introduire le débat autour de certains sujets tabous comme la séparation de la religion de la politique, un enjeu d’actualité, faut-il le préciser, l’organisation de la résistance contre le terrorisme ou encore l’abrogation du code de la famille, observe que la nouvelle loi encourage certains titres, proches de certaines officines du pouvoir, qui ont pollué la scène médiatique, soumettant notamment ce parti à un lynchage systématique. “La pollution de la scène médiatique par l’encouragement des titres exerçant à la limite de la délinquance, réceptacles de la publicité institutionnelle, toujours sous monopole, est reconduite au détriment du segment le plus sain du monde de la presse”, relève-t-il. Même l’ouverture de l’audiovisuel présentée comme “une révolution” par les pouvoirs publics est hypothéquée, estime le RCD. “La mise en place d’un conseil supérieur de l’audiovisuel indépendant, qui garantisse l’impartialité des chaînes publiques et leur respect du pluralisme, proposée par le RCD depuis des années, est parasitée par la création d’une autorité de régulation dont la composante est désignée et les délibérations soumises au fait du prince. L’ouverture du champ audiovisuel est hypothéquée par les ambiguïtés d’un code qui ouvre la voie à toutes les interprétations”. Et il n’y a pas que ce projet de loi pour lequel un débat est “simulé” au sein du Parlement et dont les élus de la majorité ont “été instruits” pour en réduire la portée, soutient le parti de Saïd Sadi.
Il y a aussi le projet de loi sur la représentation des femmes dans les instances élues, la loi sur les partis et le code communal. “Garder en l’état un code de la famille archaïque et déplorer la faible visibilité de la femme dans la sphère politique relève du cynisme (…) Annoncer une réforme sur la loi régissant les partis et doper des groupes notoirement connus comme débris des services spéciaux confirme la volonté de maintenir l’opacité et la corruption comme code dominant dans la conception de la vie politique (…) Réduire encore plus les prérogatives de l’élu local et prétendre vouloir dépasser le marasme qui sévit dans l’administration territoriale témoigne de l’irresponsabilité et de la déconnexion des décideurs devant la dégradation des conditions de vie de l’Algérien et du divorce de la société et de l’État”.
Bref, pour le RCD, “peurs, divisions et isolement inspirent et régentent les approches politiques du système au moment où le pays attend audace, imagination et transparence”. C’est pourquoi il réitère que les réformes sérieuses ne peuvent émaner que d’institutions élues démocratiquement.
“Les effets d’annonce destinés à la communauté internationale sont quotidiennement démentis par les décisions et pratiques prises à l’intérieur du pays. La surveillance internationale massive et qualifiée des élections est une des conditions à même de pouvoir rétablir la confiance citoyenne et d’assurer une mobilisation conséquente de l’électorat sans laquelle la crise de légitimité du pouvoir politique grèvera encore la stabilité, la crédibilité et la performance de l’État”, conclut le communiqué. Pour le RCD, “les réformes politiques et sociales ne peuvent venir d’institutions issues des fraudes électorales”.

Karim Kebir

 

http://www.liberte-algerie.com/actualite/le-rcd-condamne-le-projet-de-loi-sur-l-information-il-estime-que-le-texte-consacre-une-regression-167117

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Transfert de souveraineté

Posté par rcd canada le 5 décembre 2011

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C’est un séisme dans le système algérien. Au moment où le ministre de l’intérieur français, souche dure du sarkozysme, arrive à Alger pour trancher quelques dossiers sensibles, le ministre des Affaires étrangères algérien est invité à venir « s’expliquer » devant le parlement français ! Une première dans la diplomatie. Un précédent d’autant plus hallucinant que c’est devant la représentation nationale du pays dont on exigeait repentance et qu’on accable régulièrement de velléités néocolonialistes à chaque période de turbulences intérieures que l’on va essayer d’expliquer « les réformes ». On notera que le chef de la diplomatie algérienne n’a pas cru devoir faire cette démarche devant le parlement de son pays.

Ce transfert de souveraineté ne semble avoir perturbé personne. Auparavant, le même ministre s’est fait rabroué par son homologue qatari qui le sommait publiquement de ravaler sa salive car, lui explique-t-il , « votre tour viendra et vous aurez besoin de nous ». On ne croit pas savoir que les Affaires étrangères aient élevé une protestation contre cette mise au pas peu coutumière dans les usages diplomatiques.

Mieux, le chef de l’Etat, lui-même, s’est soumis à cette domestication puisqu’il a aimablement répondu à deux invitations à rencontrer le CNT libyen, jusque là nié, pour envisager l’avenir des relations entre les deux pays voisins sous l’autorité de l’Emir Qatari.

On savait bien que les bravades dénonçant l’ingérence ou défiant l’ennemi extérieur se payaient toujours cash en termes de souveraineté économique ou politique mais la mutation est rude.

L’Algérie est devenue, sans que l’on veuille se l’avouer, un protectorat ; la différence étant qu’à l’époque coloniale, il y avait un tuteur et que maintenant nous en avons plusieurs.

L’anesthésie politique nationale et la désinformation permanente occultent en grande partie le sens et la portée de cette mise sous tutelle.

Reste une question : que s’est-il passé dans le système algérien pour engager un tel revirement et accepter de subir ces humiliations ? Probablement beaucoup de choses. Mais une fois de plus, un tel virage diplomatique, dans un système qui a toujours cultivé la paranoïa politique, se fait dans l’opacité. Le système peut prolonger son sursis. A quel prix pour la nation ?

http://rcd-algerie.org/details_evenement.php?Rid=177&Aid=1087&titre=Transfert+de+souverainet%E9

 

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Sadi : “Il faut dissoudre la police politique”

Posté par rcd canada le 15 novembre 2011

Conférence-débat avec le Dr Said Sadi à MontréalConférence-débat avec le Dr Said Sadi à MontréalConférence-débat avec le Dr Said Sadi à MontréalConférence-débat avec le Dr Said Sadi à MontréalConférence-débat avec le Dr Said Sadi à MontréalConférence-débat avec le Dr Said Sadi à MontréalConférence-débat avec le Dr Said Sadi à MontréalConférence-débat avec le Dr Said Sadi à MontréalConférence-débat avec le Dr Said Sadi à MontréalConférence-débat avec le Dr Said Sadi à MontréalConférence-débat avec le Dr Said Sadi à MontréalConférence-débat avec le Dr Said Sadi à Montréal

Il le considère comme un préalable à la démocratisation

Par : YAHIA ARKAT
Il y avait foule à l’auditorium du Parc des loisirs de Montréal ce samedi 12 novembre pour la conférence animée par le président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD). Il faut dire que l’attente de la communauté nationale est grande devant les incertitudes qui pèsent sur la scène algérienne. “Depuis 1957, le destin algérien est confisqué par le même appareil. Il faut que le DRS comprenne que le mur de Berlin est tombé et qu’on ne peut pas avoir une Corée du Nord en Afrique du Nord en 2011.” Intervenant devant une assistance nombreuse, le Dr Saïd Sadi a remonté l’histoire pour expliquer la genèse de la confiscation du destin national. Pour lui, la carte politique qui a broyé le destin algérien a un nom : la police politique. “C’est depuis l’assassinat de Abane Ramdane que ce service s’est accaparé du pouvoir”, a-t-il déclaré. Le rapport que cette institution a imposé à la société est basé sur la violence, dira l’orateur qui fera remarquer que le DRS, qui dispose de tous les moyens pour façonner l’opinion à sa guise, ne subit aucun contrôle. “En dehors des réserves de changes, le pouvoir n’a ni vision ni projet”, estime le député d’Alger. L’épouvantail islamiste brandi par le pouvoir pour contrer la perspective d’un changement démocratique est battu en brèche par le conférencier. “La manipulation de l’islamisme devant l’opinion nationale et internationale relève d’une escroquerie politique”, dénoncera le président du RCD, ajoutant que “le maître d’œuvre de l’islamisme algérien est la police politique”. Il citera au passage les concessions faites à l’intégrisme depuis l’Indépendance à ce jour. “Le code de la famille qui est le plus rétrograde dans notre région est, ne l’oublions pas, le fait du système et non d’un quelconque parti islamiste”, rappellera Sadi. L’annonce faite par le chef de l’État pour lancer des réformes politiques profondes est considérée par le leader de l’opposition démocratique comme “une supercherie”. Saïd Sadi cite l’exemple de la loi de finances 2012 pour lire les intentions du régime. “C’est une déclaration de guerre. On a réduit de 29% les budgets alloués à l’investissement au moment où les dépenses de la défense, de la police et des moudjahidine ont explosé”, notera Sadi qui considère les réformes politiques de Bouteflika comme une Arlésienne. “Qu’en est-il de la refonte de la Constitution annoncée à grand renfort de publicité ?” s’interrogera le conférencier pour qui la démocratisation du Sud va dans le sens de l’histoire. Mais, un préalable s’impose, selon lui. “Il faut que la volonté populaire impose enfin un pouvoir politique qui dispose des services de renseignements et non le contraire”, observera-t-il, faute de quoi, c’est “la fragmentation de la nation qui nous attend”. Le président du RCD conditionne la participation de son parti aux prochaines élections par une surveillance internationale “massive et qualifiée”. “Si on veut une véritable sortie du cycle violence, fraude, corruption, il y a une manière de faire : c’est la surveillance internationale des élections qui est une question éminemment stratégique. Cette condition est couplée à l’établissement d’un cahier des charges qui s’imposera à tout compétiteur”, martèlera-t-il sous une salve d’applaudissements. Le débat qui s’en est suivi a permis d’aborder diverses questions telles que les conditions concrètes permettant de parvenir à la dissolution de la police politique, les schémas administratifs les plus adaptés à la réalité algérienne, le rôle de la communauté internationale dans les évènements en cours dans la région et les manœuvres qui guettent la Kabylie au moment où la nation attend des évolutions politiques décisives.
YAHIA ARKAT

Source: LIBERTE. Yahia. A

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Said SADI à Montréal : l’opacité est l’ennemie de la nation

Posté par rcd canada le 4 novembre 2011

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Vue partielle de l’assistance à Montréal
Conférence -débat de Said Sadi le 12/11/11 à Montréal

La communauté algérienne établie au Canada s’est massivement mobilisée pour participer à la conférence débat organisée le 12 novembre 2011 à l’auditorium du Centre des Loisirs des Parcs à Montréal.

Intervenant après une brève présentation du Président RCD Canada Arezki SLIFI, Said SADI, accompagné par Rafik HASSANI et Youcef MERROUCHE, Secrétaire national et Délégué aux relations internationales, exposera les raisons et les objectifs de la tournée entamée par le RCD en Amérique du Nord :

« Le pays est en ébullition chronique, notre région connait des bouleversements historiques et la communauté internationale découvre une soif de démocratisation chez les peuples du sud qu’elle a longtemps ignorée voire combattue au motif que la compromission avec les dictatures leur garantissait la stabilité.

Cette situation nous met tous devant de nouvelles responsabilités. Depuis le 22 janvier 2011, le RCD a traduit politiquement et dans la rue l’ardente aspiration des Algériens au changement. Depuis ces manifestations, nos concitoyens et nos partenaires savent que ce changement ne sera pas le fruit d’une évolution pacifique consentie ou négociée avec le système en place.

Comme en Libye et en Syrie, la démocratisation en Algérie sera difficile. Au début de l’année 2011, nous n’avons pas voulu prêter le flanc aux grossières provocations du pouvoir qui a substitué l’état de siège à l’état d’urgence. L’affrontement sanglant souhaité par le système pouvait certainement donner une amplitude plus visible à la mobilisation populaire mais cela pouvait plonger le pays dans des incertitudes qui auraient hypothéqué la renaissance algérienne à laquelle nous travaillons tous.

Après avoir déversé 40 milliards de dollars dans la précipitation et l’opacité, le pouvoir se retrouve à la rentrée sociale à la case départ. La situation politique et sociale est grave et délicate. Nul ne peut se défausser de ses responsabilités aujourd’hui. Les enjeux concernent autant le militant que le citoyen. Nous devons réfléchir et débattre ensemble sur les raisons qui ont fait avorter le combat libérateur le plus accompli dans le tiers monde. Nous devons analyser les méthodes utilisées par la police politique depuis 1957 pour éviter à l’avenir les pièges et les écueils de la violence, de la fraude électorale et de la corruption.

Par quelques bouts que l’on prenne la lecture du cheminement algérien, on retombe systématiquement sur un constat implacable et une exigence impérieuse.

Tant que la dissolution de la police politique n’est pas définitivement et solennellement consacrée, le peuple algérien ne connaitra ni justice ni paix ni liberté ni progrès. Si la surveillance internationale des élections n’accompagne pas les prochains scrutins en Algérie, le pays ne se mobilisera pas pour donner crédit et légitimité à ses institutions.

Nous tenons à associer la diaspora à ce combat capital parce que ses traditions dans l’engagement politique et les compétences qu’elle recèle font d’elle l’un des éléments majeurs de la rénovation nationale ».

Le débat qui a largement débordé les délais impartis à la rencontre témoignait de l’attente, de l’inquiétude, de l’impatience et, bien souvent, de l’indignation de l’émigration canadienne face à l’irresponsabilité et la violence des dirigeants d’Alger.

Les intervenants ont soulevé à plusieurs reprises les procédures pouvant garantir que la dissolution du DRS mènerait effectivement à la mise sous contrôle d’un pouvoir politique légitime de ce service. D’autres participants ont insisté sur son rôle dans la manipulation et l’instrumentalisation de l’intégrisme. L’émergence de partis islamistes au décours de certaines révolutions ne laisseraient-elle pas libre court à la surenchère et au chantage au pouvoir pour imposer le statuquo.

Une part non négligeable des questions a porté sur les meilleurs modèles de réorganisation politique et administrative qui permettraient à l’Algérie de manager un développement national à la mesure de ses potentialités.

Concluant une rencontre qui aura duré plus de trois heures, Said SADI déclare : « la démocratisation de nos contrées est un processus inscrit dans l’Histoire avec autant d’intensité que le fut la décolonisation. Notre pays fut à l’avant-garde des mouvements de libération, nous pouvons et nous devons éviter qu’il ne soit à l’arrière garde de l’émancipation démocratique. La condition de cette évolution réside dans la maitrise de la communication. Les efforts que nous avons faits en venant d’Algérie pour débattre avec vous peuvent être traduits par la mobilisation des citoyens que vous êtes. Nous devons parler, communiquer, contester et proposer si nous voulons éviter l’effondrement et le naufrage de la nation.

La désinformation est aujourd’hui un péril majeur. Le pouvoir feint de redouter la montée de l’islamisme dans notre environnement géopolitique. En vérité, la police politique a mené l’islamisation rampante la plus toxique dans notre région sans que la société n’ait pu mesurer la gravité et l’ampleur de la dérive théocratique à laquelle est exposée l’Algérie. Dans un certain sens, il vaut mieux avoir à faire à un parti islamiste clairement identifié plutôt qu’à un pouvoir occulte qui, n’assumant aucune identité, s’autorise les pires compromissions, comme l’infâme code de la famille, sans que cela ne provoque inquiétude ou alerte dans le pays.

Oui, se réapproprier la libre parole pour désamorcer et neutraliser la propagande officielle est une urgence et un devoir qui engagent chacun d’entre-nous.

 

Vidéos de la conférence

 

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1ère partie

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2ème partie

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3ème partie

Source: Site du RCD
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